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Loyers de marché dans la boucle de Seine : le comparatif

Fixer un loyer au bon niveau est l’exercice le plus sous-estimé de la location. Trop haut, le bien reste vide ; or quelques semaines de vacance coûtent plus cher que l’écart de loyer sur l’année entière. Trop bas, vous vous engagez pour trois ans.

Les loyers moyens, commune par commune

Loyers moyens au m² par mois, boucle de Seine
CommuneAppartementMaisonPart de locataires
Le Vésinet26 €/m² par mois24 €/m² par mois27 %
Houilles26 €/m² par mois (de 19 à 39 €/m²)21 €/m² par mois (de 15 à 26 €/m²)30 %
Croissy-sur-Seine25 €/m² par mois (de 18 à 38 €/m²)24 €/m² par mois (de 19 à 33 €/m²)38 %
Maisons-Laffitte24 €/m² par mois (de 20 à 35 €/m²)27 €/m² par mois (de 23 à 37 €/m²)36 %
Carrières-sur-Seine24 €/m² par mois23 €/m² par mois28 %
Chatou24 €/m² par mois (de 18 à 35 €/m²)20 €/m² par mois (de 18 à 28 €/m²)36 %
Sartrouville23 €/m² par mois (de 17 à 35 €/m²)20 €/m² par mois (de 10 à 27 €/m²)44 %
Montesson22 €/m² par mois (de 18 à 33 €/m²)19 €/m² par mois (de 17 à 27 €/m²)29 %

Loyers : Orpi. Relevé de septembre 2026 pour Sartrouville, Montesson, Maisons-Laffitte, Houilles, Carrières-sur-Seine et Le Vésinet ; de juillet 2026 pour Chatou et Croissy-sur-Seine. Part de locataires : PAP.fr, relevé au 1er septembre 2026.

Un avertissement sur ces chiffres

Ces loyers viennent d’un baromètre de portail immobilier. L’Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne, qui est la source officielle, donne pour la zone où se trouvent nos huit communes un loyer médian de 15,5 €/m², avec un premier quartile à 12,9 €/m² et un troisième à 18,4 €/m² (millésime 2024).

L’écart avec les 22 à 26 €/m² des portails n’est pas une erreur : ce ne sont pas les mêmes grandeurs. Les portails publient des loyers demandés, souvent tirés vers le haut par les petites surfaces, qui se louent toujours plus cher au mètre carré. L’observatoire mesure des loyers pratiqués sur l’ensemble du parc, petites et grandes surfaces confondues.

Retenez la règle qui en découle : plus la surface est grande, plus le loyer au m² baisse. Appliquer 24 €/m² à un 90 m² donne un chiffre qui ne trouvera pas preneur.

Ce qui fait vraiment le loyer, dans l’ordre

  1. La distance à pied de la gare. C’est le premier critère des candidats, avant même la surface.
  2. Le classement énergétique. Depuis le durcissement des règles sur les passoires, un mauvais DPE ne se traduit plus par un loyer plus faible : il se traduit par une interdiction de louer.
  3. L’état réel et les équipements. Une cuisine équipée et une salle de bains refaite se paient en loyer, immédiatement.
  4. Les charges. Un candidat raisonne en coût total mensuel. Un loyer bas assorti de charges élevées n’est pas attractif.

La profondeur du parc locatif change tout

La colonne « part de locataires » du tableau mérite un arrêt. Elle va de 27 % au Vésinet à 44 % à Sartrouville. Sur une commune où le parc locatif est étroit, la demande dépasse l’offre et un bien correct se loue vite. Sur une commune où il est profond, votre bien est en concurrence directe avec beaucoup d’autres, et le loyer se cale sur le marché, pas sur votre attente.

Ce que coûte la gestion de votre bien

Déplacez le curseur sur le loyer mensuel hors charges.

1 200 €/mois

Détail annuel

Gestion locative1 440 €

Coût annuel TTC

1 440 €

1 200 € HT

soit 120 € par mois

Honoraires prélevés mensuellement sur le loyer encaissé, et déductibles de vos revenus fonciers. Voir le barème complet.

Pour un chiffre sur votre bien précis plutôt qu’une moyenne, l’estimation de loyer est gratuite. Si vous souhaitez déléguer, voir la gestion locative.